Objet orienté objet

performance, 2022 avec Julien Clauss

Objet Orienté Objet est une performance sur dispositifs analogiques où trois platines et un ensemble de projecteurs sont manipulés en direct. Sur les platines, munies d'un laser qui fonctionne comme une tête de lecture et dont le signal est interprété par un synthétiseur modulaire, sont joués des objets. Les actions sont visibles et simples. Des sources de lumière ponctuelles, de différentes puissances, omni-directionelles ou focalisées, statiques ou mobiles, sont jouées simultanément, et révèlent les objets en les faisant exister à la taille de l'espace. Les instruments sont à vue dès le départ et tout au long de la performance et les processus mis en jeu sont lisibles : tout est intelligible, décomposable par l’esprit, la complexité qui en émerge progressivement n’est ni un ajout, ni le résultat d’un processus technique caché. Le public est situé au cœur du dispositif, partie intégrante de la projection. 2022 | V2 @ ROTTERDAM https://v2.nl/events/ooo-objet-oriente-objet-kunstavond 2022 | IMAL @ BRUXELLES https://imal.org/en/events/if 2022 | LE 102 @ GRENOBLE https://le102.net/event/objet-oriente-objet/ 2022 | IMAL @ BRUXELLES https://imal.org/fr/events/ooo-residency EXTRAITS VIDEO ▸ https://vimeo.com/686077411

Projecteur préparé

performances et installations, depuis 2018

Projecteur de cinéma modifié. Un film, qui défile lentement devant une caméra de microscopie fonctionnant comme une tête de lecture, est interprété par un algorithme de détection de formes et projeté en grand format. A la façon des pianos « préparés » de John Cage, et dans la lignée des techniques étendues en musique, dont il offre un contrepoint visuel, le projecteur de cinéma a été modifié pour en étendre la gamme et produire des formes rythmiques qui s'adressent à l'œil. 2022 | ICLI @ LISBONNE (AVEC MARIA DO MAR DE BRITO LOPES) Chance meeting of a Prepared projector and a Violin https://liveinterfaces.ulusofona.pt/installations-and-performances/#OP VIDEO ▸ https://vimeo.com/groups/589061/videos/731761035 2019 | LA MALTERIE @ LILLE (AVEC BARBARA DANG & GORDON PYM) Cinq formes pour objets et film amplifiés https://lamalterie.com/evenement/concert/lun19h-oby-16 VIDEO ▸ https://vimeo.com/groups/589061/videos/337170223 2021 | FRICHE KODAK @ CHALON-SUR-SAONE heteroscopies.pdf 2018 | SYNDICAT POTENTIEL @ STRASBOURG programme-hintergrund-2018-06-01.pdf

Star Trek trek

installation, 2022 1440' en boucle

Star Trek trek est un voyage de 24 heures à très grande vitesse à travers toute la saga Star Trek, dans l'ordre chronologique stardate. Série de science fiction culte qui a débuté dans les années 1960 et se poursuit encore aujourd'hui, Star Trek compte plus de 700 épisodes totalisant plus de 550 heures de film. La compression effectuée sur cette série fait écho à deux pratiques émergentes, qu'elle combine : le binge-watching, qui consiste à regarder plusieurs épisodes d'un programme télévisé en succession rapide pendant une longue période ; et le speed watching, qui consiste à regarder un film à une vitesse légèrement accélérée. Mais cette opération prend ici un tour ironique puisqu'elle tente de compenser une durée de visionnage impossible par une compression extrême. Elle offre cependant une expérience visuelle différente de celle que l'on connaît, qui pourrait très bien convenir à un œil artificiel ou extraterrestre. EXTRAIT VIDEO ▸ https://vimeo.com/385439527

Olhos de Água

installation, 2021 avec Sandra Gil

Olhos de água fait suite à une résidence de recherche au Portugal où nous avons rencontré des biologistes et procédé à une collecte d’algues marines. La cueillette et la classification, telles qu’elles se pratiquent traditionnellement sous la forme d’herbier ou d'alguier, nous intéresse car elle pose un paradoxe : si cette pratique a permis les progrès de la science botanique et la conservation d’espèces aujourd’hui disparues (et donc une meilleure compréhension du vivant, une sensibilisation à lui), elle consiste à prélever les organismes en les substituant à leur milieu. L'alguier, projeté, convoque à la fois les travaux pionniers en photographie d'Anna Atkins et les films-collages de Stan Brakhage. 2021 | ARTCONNEXION @ LILLE https://artconnexion.org/project/sandra-gil-et-olivier-perriquet-olhos-de-agua

Life analog

installation, 2020 avec Sandra Gil

Life analog convoque métaphoriquement les éléments essentiels à l'apparition et au développement de la vie, dont elle esquisse une forme possible, un contour. Une forme de vie hypothétique, évoquant tout autant des confections animales (cocon, toile d’araignée, ...) que des attributs végétaux (pétales, racine, rhizome, ...) qui pourrait trouver sa place au fond d'une grotte, sur une planète lointaine, analogue à la nôtre. En son cœur, un système de vision semble observer sa propre morphogenèse, il opère comme un centre, un œil embryonnaire. L’image qu'il forme est une condensation de la vision, une focalisation obsessionnelle sur un événement constamment rejoué. 2021 | ESPACE CROISE @ ROUBAIX https://espacecroise.com/life-analog-sandra-gil-olivier-perriquet/ 2021 | ATHENEUM @ DIJON https://www.u-bourgogne.fr/agenda/life-analog EXTRAIT VIDEO ▸ https://vimeo.com/378823414 EXTRAIT VIDEO ▸ https://vimeo.com/375032523

La Guerre

performance, 2018 avec Julien Clauss et Emma Loriaut

Dans La Guerre (1972), J.M.G. Le Clézio traduit le sentiment d'oppression ressenti dans un monde livré à la ville, sous la forme de perceptions crues, d’impressions brutes, dont on ne sait décider si elles sont figuratives ou abstraites, car ni l'espace, ni le temps ne paraissent fonctionner selon leur régime habituel. La ville semble être une force non-humaine, mue par un dessein, comme habitée par un désir, une pulsion de mort. Aux extraits du livre répondent de longs travellings en noir et blanc filmés en Asie du Sud Est, et des plans atmosphériques de synthétiseur, tandis que la voix de la lectrice restitue un corps qui semblait s'être absenté. Loin de ses formes les plus attendues, la guerre est ici une puissance sourde, une force en sommeil, contenue de manière latente dans l'architecture de la ville. EXTRAIT VIDEO ▸ https://vimeo.com/243542550 AUDIO ▸ https://emmaloriautjulienclauss.bandcamp.com/album/la-guerre

Imagine an eye

installation, 2017

« Imaginez un œil qui n'est pas gouverné par les lois artificielles de la perspective, un œil vierge de tout principe de composition, un œil qui ne cherche pas le nom des choses mais doit reconnaître chaque objet qu'il rencontre au travers d'une aventure de la perception ». Stan Brakhage Le mathématicien Alan Turing, s'inspirant d'un jeu d'imitation, avait imaginé un protocole où un joueur humain doit déterminer, en s'engageant dans une conversation avec un interlocuteur invisible, s'il a affaire à un autre humain ou à une intelligence artificielle. Reprenant les motifs propres à la détection et au suivi automatique de formes, cette installation met en scène, sous une forme poétique et bienveillante, un test de Turing qui serait pratiqué par le regard plutôt que par la langue et où les termes sont également inversés : c'est ici un joueur non-humain qui observe une forme, tentant d'y déceler un fond d'humanité. 2017 | GALERIE YGREC @ PARIS https://d-w.fr/fr/projects/haunted-by-algorithms/ EXTRAITS VIDEO ▸ https://vimeo.com/groups/589054

Post machine

installation, 2016

Post machine est une variation poétique autour des archives du Centre National d'Etudes Spatiales. Les plans des engins spatiaux sont mis en scène sous la forme d'un dispositif évoquant un banc optique qui aurait pris taille humaine où une technique traditionnelle d’illusion optique crée une image qui s’abstrait de son support pour flotter dans l’espace d’exposition. Les plans sont mus par des forces internes autonomes donnant le sentiment qu'ils se construisent seuls : comme s’ils étaient soumis aux mêmes forces que les corps célestes vers lesquels les engins qu’ils préfigurent vont plus tard se diriger, ces plans apparaissent, se déforment, gonflent et tournoient comme des planètes qu'on approcherait depuis l'espace, puis s'évanouissent, créant des trous béants dans l’image, laissant place au vide de l’espace sidéral. 2018 | MUSÉE DES ABATTOIRS @ TOULOUSE https://lesabattoirs.org/expositions/gravite-zero 2016 | CENTRE NATIONAL D'ÉTUDES SPATIALES @ PARIS https://cnap.fr/nuit-blanche-2016 EXTRAITS VIDEO ▸ https://vimeo.com/groups/527050

Close encounters of a remote kind

installation, 2013

Une image de grande taille est projetée au sol depuis un point situé à l’écart. On y observe des formes figurant des animaux aquatiques, produites à partir du flux vidéo d'une caméra en ligne qui filme et diffuse en permanence les images d'un bassin situé au Canada où nagent plusieurs baleines blanches. Les images provenant du réseau sont captées en direct par un algorithme qui agrandit la forme des animaux jusqu’à en déformer la silhouette. L'algorithme perd régulièrement sa cible pour en trouver une autre, parfois pendant une fraction de seconde. Ces formes mouvantes sont disposées à accueillir l'imaginaire de chacun, à la manière des nuages dans un ciel d’automne, mais d'une façon plus sombre car l'image de ces baleines prend ici les attributs d'une ombre en s'inversant au noir. 2017 | PALAIS DE TOKYO @ PARIS https://www.palaisdetokyo.com/fr/evenement/le-reve-des-formes 2015 | FESTILAB @ AVIGNON https://pamal.org/frankenstein-media/ 2014 | METALU @ LOOS https://metalu.net/installation-dolivier-perriquet-a-la-fete-de-lhibernation/ 2014 | CASA DA GLORIA @ RIO DE JANEIRO https://palcoteatrocinema.com.br/2014/10/11/festival-de-poeticas-digitais-podfest/ 2013 | LE FRESNOY @ TOURCOING https://lefresnoy.net/fr/expo-evenements/le-180-echos-silencieux 2013 | LE 180 @ TETEGHEM http://asso.le180.free.fr/?p=660 EXTRAIT VIDEO ▸ https://vimeo.com/groups/589055/videos/115080607 EXTRAIT VIDEO ▸ https://vimeo.com/groups/589055/videos/120169091

L'heure bleue

installation, 2011

Variation audio-visuelle autour d'une ligne horizontale. L’image en métamorphose constante et lente est composée à partir de prises de vue diapo représentant des gros plans de corps et d'objets familiers devenus méconnaissables. L'installation invite le public à une rêverie contemplative devant ce qui pourrait ressembler à l'abstraction d'un paysage, tandis qu'elle interroge également la tendance humaine qui consiste à sans cesse interpréter ce que nous voyons et entendons. 2011 | MOTOR HAIRPORT @ LISBONNE http://lists.virose.pt/pipermail/arena_lists.virose.pt/2010-September/001431.html EXTRAITS VIDEO ▸ https://vimeo.com/groups/592945

A blue sky would be suspicious

installation, 2010

Un paysage vu d'en haut se déplie sur le sol. A la manière d'un arpenteur, j'ai tracé sur une carte une ligne droite entre mon point de départ et le lieu d'exposition. Ce trajet rectiligne, impossible à parcourir physiquement, est simulé sur Google Map et projeté au sol entre quatre miroirs qui en accentuent encore l'irréalité en le convertissant en un voyage kaléidoscopique. 2010 | LAISSER LE PASSAGE LIBRE @ BARNAVE http://www.lynnpook.net/LLPL/2010expo.htm

Travaux vidéo

depuis 2008

Snow Crystals, 2021, 8'30 Snow Crystals est une composition réalisée à partir d'images stéréographiques de flocons de neige collectées sur le web, animées avec des méthodes renvoyant au cinéma structurel. La neige est généralement considérée comme un élément doux, apportant une atmosphère paisible et lumineuse ou susceptible de rappeler des souvenirs joyeux. Pour les physiciens, c'est aussi un cristal et quasiment un « corps noir » dans le rayonnement à grandes ondes, absorbant toutes les radiations électromagnétiques avec lesquelles il entre en contact. S'appuyant sur ce paradoxe, cette vidéo expose l'œil du spectateur à la nature noire / blanche, douce / cristalline, de la neige. VIDEO ▸ https://vimeo.com/553759410 Recombinant #3, 2017, 4'45 - avec Eric Maestri Partant de nulle part pour arriver nulle part, Recombinant #3 est un mélange de deux travellings dont le résultat est une expérience visuelle et sonore hypnotique aux limites de l'abstraction. VIDEO ▸ https://vimeo.com/232988904 Femme changeante, cantate des quatre montagnes, 2015, 45' - avec Thierry Pécou Cette vidéo a été composée pour une cantate de Thierry Pécou et jouée sur scène lors des concerts. Réalisée à partir d’images trouvées sur internet, transformées et réanimées par des scripts qui interprètent les couleurs trouvées dans chacune des images, elle montre les paysages démesurés des plaines dans lesquelles vivaient les indiens Navajos, qu'aucun repère ne nous permettent de situer ni dans l'espace, ni dans le temps. EXTRAIT VIDEO ▸ https://vimeo.com/265600018 Il sogno di Icaro, 2013, 5'30 - avec Eric Maestri « Solo le nuvole Un oceano di nuvole Sorprendersi in volo Stringimi Piano Lancio infinito finito nel cielo » VIDEO ▸ https://vimeo.com/75709709 Océanides, 2008 Noyé dans une clarté aveuglante, l'œil cherche à détecter une forme, l'oreille cherche un point d'ancrage, le corps tout entier se prépare à une symphonie qui est sur le point de se produire mais n'a jamais lieu. VIDEO ▸ https://vimeo.com/65974217

Comme vous je connais l'oubli

installation, 2008 avec Fabianny Deschamps

Cette installation met en scène le simulacre d'une peau biologique, présentant à sa surface un fourmillement d'images qui suggère les processus de la mémoire : la mémoire biographique, constitutive de l'identité de la personne (la mémoire de soi, des autres, de l'Histoire) baigne ici dans son substrat physiologique. La membrane reçoit des images à partir d'un écosystème d'œuvres d'art échangeant des flux audio et vidéo (The Art Collider). Et le public peut également participer à cette mémoire collective en envoyant des images, sur le lieu d'exposition, depuis son téléphone mobile. 2010 | LA BELLEVILLOISE @ PARIS https://nt2.uqam.ca/en/repertoire/inout EXTRAITS VIDEO ▸ https://vimeo.com/groups/589057

Voadores Voláteis

installation, 2006

L'installation présente une série de portraits réalisés avec un système de capture de mouvement. Au sein d'une collection de près de 1500 captures, j'ai choisi celles qui me séduisaient, dans une sorte d'acte chorégraphique minimal où l'opération consiste simplement à observer, sélectionner et organiser. Mes actes et décisions évoquent ceux d'un entomologiste, collectant soigneusement et manipulant délicatement les animaux qu'il a capturés. Leur exhibition est comme la libération conditionnelle d'un mouvement, une signature éphémère qui exprime la singularité de la personne qui l'a émise. 2010 | INSTITUT FRANCAIS AU PORTUGAL @ LISBONNE Bienal do Porto Santo - Site Oficial 1.pdf 2008 | BIENNALE DE PORTO SANTO @ MADERE Bienal do Porto Santo - Site Oficial 2.pdf 2006 | LE FRESNOY @ TOURCOING https://lefresnoy.net/fr/Le-Fresnoy/production/2006/installation/155/s-il-prend-appui-au-sol Les captures sont issues d'une précédente installation, réalisée au Fresnoy en 2006 : S'il prend appui au sol, la verticale de son centre de gravité tombe dans le polygône de sustentation. Celle-ci propose une mise à nu de nos conditionnements corporels en immergeant les visiteurs dans un espace clos, hors de leur contexte social et en les invitant à explorer les mouvements de leur corps. A l'extérieur, le public observe la stratégie du visiteur immergé. EXTRAITS VIDEO ▸ https://vimeo.com/groups/589056

Regard sur le bruit

performance, 2005 avec Julien Clauss

Regard sur le bruit donne à ressentir l'action érosive du temps sur les souvenirs : lorsqu'on cherche un vieux souvenir par la mémoire, les images fusionnent et n'apparaissent pas clairement, pas immédiatement. Or l'écriture d'une fiction au sens classique gomme ce processus de mise à jour par la mémoire. Je cherche une forme qui pourrait directement rendre compte de ces processus : la trame selon laquelle s'organisent les images précède l'avènement d'un langage qu'il s'agit de trouver avec le public. La partition de jeu de la performance est conçue selon le schéma structurel d'un conte, tel qu'il a été dégagé par les préstructuralistes (Propp) : l'écran est initialement noyé dans le blanc, figurant une situation idyllique, puis « l'équivalent non-personnifié d'un héros » part en « l'équivalent non-objectivé d'une quête », pour revenir après une danse cathartique à une situation d'équilibre, guéri et aguerri par son expérience (la structure, symétrique, pourrait être lue dans les deux sens, comme un palindrome). Les strates d'écriture s'additionnent pour former un palimpseste où la superposition de temporalités non synchrones remet en cause la présence habituellement structurante de la timeline dans la narration. Les matériaux sonores sont en partie extrait des films mais leur source s'efface par la récurrence, au profit d'un aspect plus bruitiste qui entre en résonnance avec l'accumulation des images, de sorte que signal et bruit visuels se côtoient, l'un étant vis à vis de l'autre à la fois sa matrice et son refuge. Les images sont jouées en direct via un système de projection mixte (projecteurs 16mm modifiés, projecteurs fabriqués, interfaces de contrôle) conçu spécifiquement et manipulé comme un ensemble d'instruments. 2005 | HOSPICE D'HAVRE @ TOURCOING 2005 | MUSEE D'ART MODERNE @ VILLENEUVE D'ASCQ https://lefresnoy.net/fr/Le-Fresnoy/production/2005/performance/92/regard-sur-le-bruit EXTRAITS VIDEO ▸ https://vimeo.com/groups/589053/videos/337220047

Différence de marche

installation, 2003 avec Julien Clauss

Un bruit statique oscille lorsque le visiteur se déplace, tandis que deux paires de projecteurs munis de couleurs complémentaires produisent une lumière blanche légèrement vibrante. Lorsque le visiteur croise les faisceaux, deux ombres colorées apparaissent sur le mur opposé. Dans ce paysage de fréquences pures, le son invite le visiteur au déplacement tandis que l'image suggère l'arrêt, provoquant une alternance des perceptions, comme si on ne pouvait plus entendre tout en regardant ou regarder tout en écoutant.

Persistances

performance, 2001 avec Julien Clauss

Persistances plonge le spectateur dans le ressenti du souvenir. Les échelles de temps raccourcissant en vieillissant, les pensées se modifient en conséquence et leur surimpression conduit à une temporalité très particulière. La recherche d'un souvenir lointain est un processus lancinant où la récurrence fait progressivement émerger les souvenirs à partir d'une matière que je cherche à rendre palpable par les yeux. Les scènes sont quelconques, les films sont même parfois choisis au hasard. L'indifférence même des scènes montrées nous les rend d'autant plus proches et signifiantes, mais d'une signification libre, relevant peut-être de l'association libre de la psychanalyse, où chacun investit ses propres fantasmes. La confrontation avec ces souvenirs mystérieux qui pourraient être les nôtres est susceptible d'éveiller un sentiment d'inquiétante étrangeté, impression que l'on a parfois en rêve, d'étrangeté de ce qui est familier. Tout objet familier, tout événement quotidien, devient inquiétant ou menaçant. Cela aboutit à une expérience onirique, avec toutefois la particularité d'être partagée : devant les yeux du public se construit une fiction qui pourrait ressembler à un rêve collectif orchestré. Les images sont jouées en direct via un système de projection mixte (projecteurs 16mm modifiés, projecteurs fabriqués, interfaces de contrôle) conçu spécifiquement et manipulé comme un ensemble d'instruments. 2005 | LA MALTERIE @ LILLE Malterie MAI 2005.pdf 2004 | GALERIE STIMULTANIA @ STRABOURG 2003 | UNIVERSITE DE LILLE inedit-10-2003.pdf 2002 | MANIFESTA @ FRANCFORT http://freemanifesta.org/artists/gaaln.html 2001 | GALERIE INTERIEUR @ LILLE CINEMA TOPOLOGIQUE perriquet-ct-2011.pdf

Jeux de stratégie

jeux, 2001-2010

Exominos, 2009 Les Exominos sont en quelque sorte un Hyper-Jeu, c’est à dire un jeu à partir duquel on peut inventer de nouveaux jeux, un peu comme les dominos ou les cartes. Le nom « exo-mino » évoque un jeu de dominos un peu exotiques mais il provient aussi des deux configurations alternatives qu’on peut former avec les pièces : EXO et ENDO. Le jeu est composé de 21 jetons carrés numérotés de 1 à 21 pouvant être orientés de quatre façons, de 2 jokers qu’on peut orienter de deux façons, et d’1 white, non-orientable. EXOMINOS exominos.pdf Terminus, 2005 Terminus est un jeu bien réel (encore que le gameplay soit un peu limité) qui parodie le style ultra-formel de Bourbaki. TERMINUS terminus.zip Alpha (aka psychopathe), 2001 Les joueurs d'Alpha (α) possèdent quatre types de pièces, qui portent des noms évoquant un univers psychiatrique : le psychopathe est la pièce maîtresse, qu'il s'agit de capturer, les délateurs et infirmiers servent à la capture, et les psychologues à contraindre les mouvements de l'adversaire en paralysant ses pièces. La dénomination donne simplement un ton plaisant au jeu et aide à en retenir les règles, la singularité d'α réside avant tout dans son mode de capture inhabituel et dans son plateau, inspiré de la géométrie non-Euclidienne. 2010 | BRIDGES ART EXHIBIT @ PÉCS, HUNGARY https://gallery.bridgesmathart.org/exhibitions/2010-bridges-conference/paul-mcguire 2010 | ECHOTROPE @ UNIVERSITY OF NEBRASKA OMAHA, USA https://unothegateway.com/new-exhibition-to-showcase 2008 | PRIMÉ AU 27E CONCOURS DU CENTRE NATIONAL DU JEU https://fr.wikipedia.org/wiki/Concours_de_créateurs_de_jeux_de_Boulogne-Billancourt#2008_-_27e_Concours ALPHA / PSYCHOPATHE alpha.zip