2013, installation vidéo  

Cette installation est une variation poétique autour des archives du Centre National d'Etudes Spatiales. Les plans des engins spatiaux sont mis en scène au travers d'un dispositif évoquant un banc optique qui aurait pris taille humaine. Une technique traditionnelle d’illusion d’optique donne l’impression d’une image qui s’abstrait de sa matérialité pour apparaitre comme un fantôme dans l’espace d’exposition.

Les plans semblent mus par des forces internes autonomes donnant le sentiment qu'ils se construisent seuls. Comme s’ils étaient soumis aux mêmes forces que les corps célestes vers lesquels les engins qu’ils préfigurent vont plus tard se diriger, ces plans apparaissent, se déforment, gonflent et tournoient comme des planètes qu'on approcherait depuis l'espace, puis s'évanouissent, créant des trous béants dans l’image, laissant place au vide de l’espace sidéral. Ce qui se joue silencieusement dans ce petit théâtre pourrait être le rêve d’un astronome ayant veillé un peu trop tard lors d’une journée de travail intense et qui se serait laissé aller au sommeil sur sa planche à dessin...

2018 | MUSÉE DES ABATTOIRS, TOULOUSE (GRAVITÉ ZÉRO)
2016 | CENTRE NATIONAL D'ÉTUDES SPATIALES, PARIS (NUIT BLANCHE)

Extraits vidéo