2018, Performance et DVD, 45'  
improvisation libre sur un texte de Le Clézio
avec Julien Clauss et Emma Loriaut

Dans La Guerre (1972), J.M.G. Le Clézio traduit le sentiment d'oppression ressenti par l'homme dans un monde livré à la ville, sous une forme faite de perceptions crues, d’impressions brutes, dont on ne sait décider si elles sont figuratives ou abstraites, car il semble n’y avoir ni espace, ni temps, ou tout au moins pas sous leur forme habituelle. La ville semble être une force non-humaine, mue par un dessein, comme habitée par un désir, une pulsion de mort. Aux extraits du livre répondent de longs travellings en noir et blanc filmés en Asie du Sud Est, et des plans atmosphériques de synthétiseur, tandis que la voix de la lectrice restitue un corps qui semblait s'être absenté. Loin de ses formes les plus attendues, la guerre est ici une puissance sourde, une force en sommeil, contenue de manière latente dans l'architecture de la ville.

Extrait